Passionnée depuis toujours par le DIY et les accessoires en cuir, du grand sac à main au petit portefeuille, elle s’immerge dans le design des modèles, la structure des lignes, les matières et l’audace des créateurs du secteur. Un jour, elle prend la décision de confectionner de ses propres mains son premier sac en cuir. C’est la révélation ! Elle découvre le plaisir de s’initier au travail du cuir, une activité extrêmement gratifiante qui lui procure un sentiment de fierté incomparable.
Puis, l’idée de partager sa satisfaction et de célébrer son savoir-faire en le rendant accessible de manière ludique commence doucement à germer dans son esprit. Elle se fixe alors une mission : s’intégrer sur le marché de la maroquinerie en proposant une alternative à la surproduction et à la surconsommation.
Découvrez ses ateliers sur Wecandoo.
Hello Juliette ! Est-ce que tu peux te présenter brièvement et nous raconter ce qui t’a menée à la maroquinerie ?
Hello, moi c’est Juliette. J’ai créé l’atelier Pigeoncoq en 2016. Bientôt 10 ans… que le temps passe vite ! A l’époque, je voulais proposer des ateliers DIY de qualité, avec des matières nobles et revalorisées. Je voulais que le résultat soit bluffant, et que l’on ne puisse pas imaginer que l’objet ait été fait “soi-même”. En tâtonnant, j’ai découvert le travail du cuir. Cela a été un coup de cœur immédiat. J’ai bricolé mon premier sac, j’ai suivi une formation et je me suis lancée !
Tu animes des ateliers dans ton bel espace Marseillais depuis 2 ans maintenant. Ta page atelier sur Wecandoo est particulièrement soignée, aussi bien dans les visuels que dans les textes. Tu te souviens comment tu l’as réfléchi ?
Pigeoncoq est un atelier, mais aussi une marque. A mon sens, tout ce qui entoure la marque est important. Aussi nous essayons de soigner chaque détail. Cela passe par les éléments de langage, l’identité, la charte graphique et les visuels. Nous voulons être une marque colorée, amusante et proche de notre communauté. Aussi, il est important que chaque image nous ressemble et donne envie d’adhérer à la marque. Mais tout cela s’est construit et affirmé au fil des années.

Depuis, est-ce que tu as fait évoluer tes photos ou tes textes ? Qu’est-ce que tu as appris en chemin ?
J’ai appris qu’il faut passer du temps en amont à déterminer la direction que l’on souhaite prendre. Ensuite, il ne faut pas hésiter à s’entourer de professionnels dont c’est le métier. Cela fait gagner en temps et en qualité.
Est-ce que tu as déjà fait appel à un photographe professionnel, notamment via Wecandoo ? Si oui, tu dirais que ç’a eu un impact sur le remplissage de tes ateliers ? Sinon, pourquoi ?
Pendant longtemps, je faisais moi-même les photos. Au début en extérieur, puis en studio. Depuis un an seulement, je fais appel à une photographe professionnelle. Je suis vraiment contente d’avoir passé ce cap. Cela me permet d’être mieux préparée et plus concentrée sur la direction artistique des shootings. Il est difficile de connaître réellement l’impact des photos sur le remplissage des ateliers, mais je suis convaincue qu’une belle photo donnera toujours plus envie 🙂

Pour celles et ceux qui n’ont pas forcément les moyens d’investir tout de suite, est-ce que tu peux partager 1 ou 2 conseils simples pour faire de belles photos soi-même ? Le petit truc qui fait toute la différence selon toi ?
Pour moi, ce qui fait la différence, c’est vraiment le souci du détail. Est-ce que le décor est joli ? Pas trop chargé ? Est-ce qu’il n’y a pas d’éléments disgracieux qui traînent dans le fond ? L’objet est-il bien positionné, bien éclairé, bien cadré ?
Déjà, si on fait attention à tous ces détails, on peut obtenir une photo qui tient la route, sans être équipé d’un appareil photo pro. Ensuite, ne pas hésiter à s’équiper d’une boîte noire pour les photos packshot. Ça ne coûte pas très cher, et cela permet vraiment d’avoir des photos produit propres.
On voit souvent des gestes, des matières, l’ambiance de l’atelier dans tes photos. C’est volontaire ? Tu construis ces scènes à l’avance ?

Nous essayons de traduire en image l’ambiance des ateliers et tout ce qui constitue l’atelier. Les scènes ne sont pas forcément construites à l’avance, bien que cela puisse arriver si nous avons des besoins précis. De même que pour les photos, je trouve important de soigner le décor et l’éclairage du lieu qui accueille les clients.
Côté texte, tes descriptions donnent tout de suite envie. Tu peux nous dire comment tu t’y prends pour écrire une présentation efficace de tes ateliers ? Tu as des astuces pour garder un ton à la fois pro et chaleureux ?
Alors pour les textes, j’ai confié ma plume à Laetitia, mon associée, qui est très forte pour la punchline et dont j’adore l’humour et l’esprit ! Nous avons aussi créé il y a quelques années une plateforme de marque. Ce travail nous a permis de mettre par écrit le ton de la marque, ses valeurs, et la façon dont nous souhaitons nous adresser à nos clients.
Tu prends aussi le temps de raconter un peu l’histoire derrière la matière ou le geste. Qu’est-ce que ça change selon toi dans l’expérience client, même avant la réservation ?
Cela donne un avant goût de l’expérience pour les âmes créatives et curieuses. Ce genre d’images permet aux futurs clients de se faire une idée de ce qu’ils pourront faire à l’atelier. Nous cherchons également à les sensibiliser à notre démarche de revalorisation et à la matière qu’ils vont avoir entre les mains.
Tu as aussi un super compte Instagram avec plus de 53K followers, bravo ! Tu publies à quel rythme ? Est-ce que tu prévois ton contenu à l’avance ou tu fonctionnes plutôt à l’intuition ?
Merci 🙂 En effet, les réseaux sociaux représentent beaucoup de travail. Pendant longtemps la publication de notre contenu n’était pas très organisée. Mais depuis un peu plus d’un an nous prévoyons le contenu en amont et avons un planning de publication très à jour. Nous utilisons des outils comme slack ainsi que des applications de publication pour gérer cela. Nous travaillons également avec des personnes en freelance ou en alternance pour la production de contenu. La fabrication d’un reel prend beaucoup plus de temps que ce que l’on peut s’imaginer lorsque l’on scroll sur insta ou tik-tok !

Tu utilises surtout des photos, mais aussi des vidéos en story ou en reels : tu as remarqué des formats qui fonctionnent mieux que d’autres pour faire découvrir ton travail ?
Avec les réseaux sociaux, c’est du “test and learn” en permanence. On aime bien alterner entre post, caroussel et reels, avec toujours des storys en fil rouge. Quant au succès de certains post ou vidéo, c’est un peu aléatoire et on ne sait jamais trop expliquer pourquoi certains marchent mieux que d’autres.
Tu sens un lien direct entre ce que tu partages sur Instagram et les réservations sur ta page Wecandoo ? Tu arrives à voir l’impact de certaines publications ?
Pour être honnête, à moins d’un énorme buzz très clairement identifié, il est en général assez difficile de connaître l’impact direct des réseaux sur nos réservations. Mais en revanche, le bouche à oreille nous dit assez clairement que les réseaux sociaux jouent un rôle très important dans la notoriété de la marque et le relais des informations.

Un dernier conseil à donner à un artisan qui débute sur Instagram ou Wecandoo, pour rendre sa page plus vivante sans se prendre la tête ?
Je lui conseillerai de rester fidèle à sa personnalité, et à ses aspirations. De ne pas essayer de reproduire quelque chose qui ne lui correspond pas, car ça pourrait sonner faux et être déceptif pour ses clients. De s’amuser avec ce qu’il a à sa disposition sans trop se prendre la tête non plus ! Et enfin, de privilégier la qualité à la quantité.
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