japon raku atelier artisanat
Savoir-faire

Kokedama, raku, kintsugi… Le Japon sur nos établis

« Une main sur l’Occident, mais le cœur en Orient », comme chantent Sofia Essaïdi et Christopher Stills. Notre projet ? Mettre en lumière l’artisanat, qu’il soit français ou non. Et on peut dire que Wecandoo voyage ! Après tout, tant d’arts et de coutumes nous sont venus de contrées lointaines et se sont depuis fondus dans notre quotidien. Aujourd’hui nous allons nous concentrer sur quelques pratiques en provenance directe du Japon. Encore peu connues du grand public, l’offre se multiplie pourtant. C’est parti pour un voyage dans la nature et la céramique (nous on aime bien la céramique).

Le kokedama (苔玉), un jardin dans le creux de sa main

Son histoire : Les gens sont parfois surpris d’apprendre que le kokedama est une création récente, popularisée dans les années 90 dans son pays natal. Surnommé par certains le « bonsaï du pauvre », car les plantes sont nanifiées, il n’en reste pas moins gracieux. Cette boule de mousse demande toutefois moins d’entretien que son ancêtre.
Comment ça marche dis ? Les plantes de petite taille sont privilégiées. L’artisan prépare au préalable une argile spéciale et forme une sphère autour des racines de la plante. Il applique ensuite de la mousse végétale sur cette boule de terre. Pour finir, il vient maintenir le tout en place grâce à du fil de fer ou de la ficelle. Vous n’aurez ensuite plus qu’à mettre votre kokedama fini dans une soucoupe ou suspendez-le. Une belle touche de vert pour votre salon.
Où s’initier au kokedama ? Juste ici.

Le raku-yaki (楽焼), on lui déclare notre flamme

Son histoire : Le Japon a découvert le raku-yaki, plus connu sous le nom de raku, au XVIème siècle. Les bols ont très vite séduit, et dès lors été utilisés lors de cérémonies du thé traditionnelles. Malgré cela, les propriétaires de poterie raku devraient s’abstenir de s’en servir à table. Ces poteries restent fragiles.
Comment ça marche dis ? Ce savoir-faire a comme beaucoup d’autres évolué au fil des siècles. Toutefois l’art de cette technique complexe repose toujours sur son mode de cuisson. L’artisan émaille tout d’abord la poterie, avant de cuire celle-ci brièvement. Il la sort ensuite rapidement du four, ce qui provoque un choc thermique important. C’est cette étape qui donne à l’œuvre ce bel effet craquelé. Enfin on passe à l’étape d’enfumage : la poterie est recouverte de matières organiques, ce qui provoque des effets de couleurs et complète la pièce.
Où s’initier au raku ? Juste ici.

Le kintsugi (金継ぎ), petite touche de poésie

japon kintsugi atelier artisanat

Son histoire : Trouver de la beauté dans sa guérison, montrer ses blessures et ne pas les cacher. Le kintsugi, c’est le symbole d’une forme de renaissance. Cette technique-ci est encore plus ancienne, et remonterait au XVème siècle. Avant cette époque, la coutume voulait que les bols cassés soient réparés à coup d’agrafes. Le kintsugi se révéla être une alternative plus élégante.
Comment ça marche dis ? L’objet, précieux ou non, est très souvent brisé au préalable dans ce but précis, afin que les morceaux et les brisures soient nets. L’artisan s’occupe ensuite, avec beaucoup de minutie, de remplir ces dernières de poudre d’or pour sublimer l’œuvre. Vos éclats de poterie se (re)transforment en bol : une forme d’upcycling si on y réfléchit. Attention, les propriétaires d’objets kintsugi doivent eux aussi absolument s’abstenir de s’en servir pour boire ou manger.
Où s’initier au kintsugi ? Juste ici.

Nous n’avons bien sûr pas pu parler de toutes les autres inventions japonaises qui se sont immiscées dans notre quotidien grâce à leur ingéniosité. On retrouve par exemple de plus en plus dans les foyers les tawashi (たわし). Ces petites éponges  faites à partir de chaussettes ou de collants recyclés sont presque immortelles. Autre accessoire star et écolo, le furoshiki (風呂敷), un tissu coloré à nouer, résistant et parfait pour emballer tous vos cadeaux.

France et Japon : une fascination mutuelle

Quittons-nous sur un autre aspect de ce point culture. Dans les années 80, grâce à un soft power promu par les mangas et l’animation, la popularité du Japon à l’échelle mondiale a fait un bond de géant. La France, encore aujourd’hui grande consommatrice de cette culture et des produits dérivés (comme en témoignent certains blogs populaires comme DozoDomo, présent sur le web depuis 2010) est un très bon exemple de ce phénomène. En retour, les Japonais ne manquent pas une occasion de montrer leur amour pour le romantisme et le savoir-faire français. Pour beaucoup, se rendre à Paris est le rêve d’une vie. Pour preuve, 25% des touristes venus visiter l’Hexagone en 2018 venaient du Japon.

Prêt.e.s pour une aventure au pays du soleil levant ? 🌸

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