Nadèje mêle création artistique et accompagnement, avec une approche du kintsugi inspirée du wabi-sabi. Formée auprès de Clara Graziolino, elle propose des ateliers où la réparation devient une expérience sensible, invitant chacun à porter un autre regard sur les fragilités et les traces du vécu.
Arrivée chez Wecandoo il y a quelques mois, elle a déjà doublé ses ventes entre janvier et mars. Une progression qui montre l’intérêt pour sa pratique et la force de son approche.
Decouvrez le profil de Nadèje.
Hello Nadèje ! Tu as un parcours assez unique, entre communication graphique, coaching de vie et création artistique. Comment tous ces chemins t’ont menée au kintsugi, et à l’idée d’en faire aujourd’hui un atelier à vivre pour les participants ?
Oui, j’ai un parcours un peu atypique. J’ai commencé par des études artistiques, mais, pendant de nombreuses années, je me suis éloignée de cette part créative.
Et puis, il y a quelques années, je m’y suis reconnectée, notamment à travers le dessin méditatif, la photographie… et le kintsugi.
J’ai toujours été attirée par le Japon et, en découvrant le kintsugi, j’ai réalisé à quel point cela résonnait avec quelque chose de très profond en moi : cette capacité à voir la beauté en toute chose, même dans l’imparfait, et à la mettre en lumière.
Aujourd’hui, tout cela fait pleinement sens, autant dans mon travail de coach que dans ma pratique artistique en général et dans mes projets photographiques.
L’envie de transmettre est venue naturellement avec ma reconversion. Depuis que je me suis formée et certifiée en coaching de vie, j’ai à cœur de partager ce qui m’anime profondément… et le kintsugi en fait totalement partie.

Dans ta pratique, on retrouve la philosophie du wabi-sabi et cette idée de “magnifier l’imperfection”. Qu’est-ce que ça signifie pour toi au quotidien ? Et comment tu transmets cela pendant un atelier ?
Cette philosophie fait partie de ma manière de voir les choses au quotidien.
Pour moi, le kintsugi, c’est apprendre à voir la beauté dans l’imperfection et accepter que nous sommes, toutes et tous, parfaitement imparfaits. Dans un monde où la perfection est très présente, cela permet déjà de relâcher un peu la pression.
Dans mes ateliers, j’aime transmettre cette idée à travers la création, mais aussi en éveillant quelque chose chez les participants. Si je peux apporter un peu de douceur, permettre à chacun de lâcher prise et d’apaiser ses petites voix intérieures, alors j’ai le sentiment de contribuer à quelque chose de plus grand.
C’est une approche que je retrouve aussi dans mes accompagnements en coaching, où il s’agit d’accueillir ce qui est là, de reconnaître les fragilités et de leur redonner du sens.
Le kintsugi est aussi une manière d’accepter nos cicatrices, nos blessures et les événements que nous avons traversés. Les reconnaître, c’est leur donner une place et accepter qu’ils font partie de notre histoire.
C’est un art de la résilience : non pas effacer les fissures, mais leur donner un sens nouveau. Ce qui a été fragilisé n’est pas diminué… au contraire, cela devient porteur d’une force différente, plus profonde.
Et souvent, il se passe quelque chose de bien au-delà de la simple réparation d’un objet.

Tu as rejoint Wecandoo en décembre. Qu’est-ce qui t’a donné envie de nous rejoindre ? Et en quelques mois, qu’est-ce que cette collaboration t’a apporté ?
C’est effectivement assez récent. Je connaissais Wecandoo pour avoir déjà offert un cadeau via la plateforme et je m’étais dit que c’était une très belle idée, avec beaucoup de sens.
Quand j’ai lancé mes ateliers, ça m’a semblé assez naturel de vous rejoindre, notamment pour la visibilité que cela pouvait m’apporter… et c’est effectivement le cas.
Mais au-delà de ça, cette collaboration m’apporte aussi un vrai allègement dans le suivi administratif pour les participants, pour toute la partie « invisible » : confirmations, rappels, gestion des paiements… et un réel soutien dans l’organisation grâce aux outils comme l’agenda de réservation et l’agenda de communication.
Cela me permet de me concentrer pleinement sur mes ateliers.
Et puis, il y a aussi le fait de faire partie d’une communauté et de vivre de très belles rencontres avec des participants curieux et impliqués dans le processus de réparation.
Depuis ton arrivée chez Wecandoo en décembre, quel a été ton plus grand apprentissage jusqu’ici ?
Depuis mon arrivée chez Wecandoo en décembre, j’ai surtout appris que la bonne gestion de mon agenda était primordiale. Planifier, sur le long terme, des créneaux réguliers m’aide énormément et me permet d’avoir une vision claire de mon agenda pour les prochains mois.
Cela me permet de voir mon agenda se remplir progressivement et d’anticiper ce qui doit l’être, que ce soit la communication des disponibilités, l’achat du matériel ou l’organisation générale des ateliers.
Bien sûr, j’ai certainement encore des choses à apprendre, mais cette approche m’aide déjà à me sentir plus sereine et plus organisée dans mon activité.

Quand tu penses aux prochains mois, quel est ton objectif principal ?
Pour les prochains mois, mon objectif principal est de sécuriser mes ateliers existants. J’ai déjà des idées pour proposer de nouvelles offres, mais, pour le moment, je préfère m’assurer que mes créneaux réguliers soient bien remplis et que tout se déroule de manière sereine.
Côté calendrier, tu as des créneaux planifiés jusqu’en septembre, ce qui est super pour les clients ! Qu’est-ce qui te motive à planifier aussi loin à l’avance ? Et comment arrives-tu à te projeter ?
Ce qui me motive à planifier aussi loin à l’avance, ce sont surtout les participants. Quand je reçois leurs retours et qu’ils me disent que mon offre leur plaît, je sais que je suis sur la bonne voie, et cela me conforte dans le fait que je suis à ma juste place.
C’est aussi pour cette raison que je me projette sur le long terme : je sais que je peux ajuster si besoin, mais ça me permet d’avoir une vision claire et sereine.
Pour m’organiser, j’ai dédié des jours précis à mes ateliers, ce qui me permet de bloquer ces créneaux dans mon agenda et de ne pas m’éparpiller. Et bien sûr, il y a aussi l’aspect financier : sécuriser mes ateliers à l’avance me permet de mieux anticiper mes revenus et d’avoir une base stable pour continuer à développer mon activité.
Quelles sont les 2 ou 3 actions qui, selon toi, sécurisent le plus les ventes dans la durée ? Pourquoi ?
Pour moi, sécuriser les ventes dans la durée repose sur un ensemble de facteurs, mais ce qui est vraiment fondamental, ce sont surtout la régularité des créneaux et la qualité de l’expérience proposée. Les participants doivent pouvoir compter sur des ateliers réguliers et vivre quelque chose de riche et marquant à chaque fois.
La communication reste importante, bien sûr, pour informer et rassurer les participants, mais si les clients sont satisfaits et que les créneaux sont disponibles, cela crée une base solide. Tout le reste (photos, contenus, petits détails) vient simplement en complément pour enrichir et valoriser l’expérience.

Utilises-tu des outils Wecandoo pour développer ton activité ? Si oui, as-tu un conseil à donner aux artisans pour leur utilisation ?
Oui, je crois que j’utilise pratiquement tous les outils proposés par Wecandoo ! Certains un peu moins que d’autres, mais je les trouve tous très utiles.
Ils permettent vraiment de gagner du temps, d’organiser mon activité et de mieux communiquer avec les participants. Je sais que tout le monde n’est pas forcément à l’aise avec l’informatique ou les réseaux sociaux, mais ça vaut vraiment la peine de s’y pencher.
Mon conseil pour les artisans serait de prendre le temps de découvrir et d’explorer tous ces outils, même ceux qui semblent secondaires au début. Chacun peut apporter un vrai soutien au quotidien et faciliter le développement de votre activité.
Tu as une présence en ligne bien soignée. Peux-tu nous dire comment tu construis ta stratégie de communication ?
Merci beaucoup ! Je ne cache pas que, dans mon cas, c’est beaucoup de travail, car j’ai plusieurs activités, mais je pense qu’il y a aussi moyen d’en faire un peu moins et que ça fonctionne tout de même.
Pour ma stratégie de communication, je travaille à partir d’une grille éditoriale, mois par mois, avec les moments forts comme les fêtes, les événements et, bien sûr, les dates de mes ateliers. L’agenda de communication de Wecandoo m’aide beaucoup pour cela, et j’utilise aussi les visuels proposés sur Canva pour créer les contenus à publier. Cela m’allège vraiment la prise de tête sur le contenu et m’aide à ne rien oublier (#, @, texte, etc.). C’est une ressource très aidante.
Je prends toujours le temps de publier un retour sur l’atelier le lendemain, ou au maximum deux jours après. Ensuite, je partage des contenus en lien avec le kintsugi, le développement personnel, et aussi un peu sur moi. Je rédige également un article par mois pour mon blog, sur mon site, autour de ces mêmes thèmes.
Mon objectif est vraiment de rester régulière et cohérente, tout en essayant de partager quelque chose de vrai et de personnel à chaque fois. Je fais de mon mieux pour que tout cela reflète à la fois mon univers et mon approche des ateliers.

Pour ceux qui découvrent le kintsugi, peux-tu nous partager 3 “fun facts” ou idées reçues à déconstruire sur ta pratique ?
Durant mes ateliers, les participants ont la possibilité d’apporter un objet personnel à réparer, mais s’ils n’en ont pas, je propose un objet à casser. Et là, je remarque souvent à quel point il est difficile, pour certains, de se lancer. Ils me disent, un peu paniqués : « Quoi, on va devoir casser l’objet ? Ça me fait peur… c’est dommage ! » On a été éduqués avec le « fais attention, ça va casser », et je trouve ce rapport à la fragilité et au respect de l’objet très intéressant. Bon, après, il y a toujours ceux qui y vont franco !
J’ai aussi remarqué qu’il y a presque toujours deux profils marquants au sein d’un groupe : une personne plutôt perfectionniste et une autre plus intuitive, un peu brouillonne. Et ce qui est assez étonnant, c’est qu’ils se retrouvent souvent aux mêmes places autour de la table. Du coup, j’ai presque une chaise définie pour chacun de ces profils. Je ne leur dis rien pour ne pas leur coller une étiquette et pour ne pas influencer leur choix de place ou leur travail… mais je les observe. Bon, ce n’est pas une règle absolue, mais c’est amusant à remarquer. Et j’adore les observer pendant qu’ils réparent.
Enfin, il y a le côté apaisant, presque méditatif, du kintsugi, qui demande un peu de lâcher-prise. Et ce n’est pas toujours évident pour tout le monde… Là encore, je vois à quel point il peut être difficile de ne pas rester dans le contrôle et de simplement faire avec ce qui est, sans forcer. Parfois, je perçois chez eux un vrai travail intérieur… mais ça, c’est la coach qui parle !
Un dernier conseil à partager aux artisans ?
N’étant pas chez Wecandoo depuis très longtemps, je ne sais pas si je peux vraiment donner un conseil… mais j’ai l’impression que ce qui fonctionne bien pour moi actuellement, c’est de planifier mes ateliers sur plusieurs mois.
Cela me permet d’avoir une vision claire de mon agenda, de le voir se remplir progressivement et d’anticiper tout ce qui doit l’être, comme les places encore disponibles ou la gestion du matériel pour les ateliers.
Et puis, c’est un vrai plaisir de voir les participants repartir directement, à la fin de l’atelier, avec leur objet réparé, la fierté dans les yeux… mais surtout avec une nouvelle vision de la beauté et de l’imperfection, et parfois avec une meilleure connaissance d’eux-mêmes et de leur propre apprentissage.

Retrouvez les ateliers de Nadèje sur Wecandoo


