Amoureux du travail bien fait et passionné de bijoux, Béranger a d’abord passé un CAP bijouterie et a ensuite travaillé en tant que salarié à Grenoble puis à Lyon. En 2007, il a décidé de monter sa propre à boutique et créer des bijoux à son compte. Il n’a pas peur de répondre aux demandes les plus folles de ses clients.
Retrouver les ateliers de Béranger sur Wecandoo
Wecandoo : Hello ! Est-ce que tu peux nous raconter d’où vient ta passion pour la joaillerie ? Comment tu es devenu expert dans ce domaine ? Tu peux nous parler de ton parcours, de ce qui t’anime dans ton métier.
Béranger : J’ai toujours eu de la curiosité et de l’intérêt pour les métiers manuels et les outils.
Au collège, je devais choisir une orientation technique, un professeur avisé m’a conseillé le métier de Joaillerie. J’ai découvert ce métier lors d’un stage en entreprise et cela m’a plu, car j’y ai vu un aspect artistique. J’ai découvert des outils que je ne connaissais pas, des techniques, des matières , des pierres ….. Je me suis dit que ce métier n’était pas un métier ordinaire et qu’il allait me mettre en valeur. Ce que j’aime, c’est la création, partir d’un projet pour aboutir à un bijou.
J’ai fait mes études à Saint-Amand Montrond. La mise en pratique m’a fait retrouver le côté artistique de mes samedis après-midi lorsque j’allais aux ateliers de l’école des Beaux-arts de Cholet. J’ai aussi rencontré des amis de divers horizons ce qui nous a permis d’échanger sur des techniques, des savoirs faire. Cela devenait passionnant.
Le temps m’a permis de me perfectionner. J’ai enchainé des stages lors de mes études, puis travaillé dans différents ateliers d’artisans. J’ai glané lors de ces expériences, des techniques , des savoirs faire. L’expérience avec les clients est aussi très enrichissante, en fonction de leurs demandes (réalisations, réparations). J’ai pu en fonction de la diversité des bijoux que les clients m’apportent, m’adapter, évoluer et développer des techniques. Chaque bijou est unique et demande de s’adapter pour le réparer, ce qui me permet de m’améliorer et d’apprendre en continu.
Ce qui me plait dans le métier, c’est que “je ne fais jamais la même chose “. Les clients ; c’est le challenge : “partir de rien pour arriver à quelque chose “. Lors des fabrications, donner forme à ce que le client souhaite, imaginer afin que le bijou final soit à la hauteur de ses attentes. Donner vie au bijou.

Tu as créé ta propre marque de bijoux et les stocks jouent un rôle important dans la santé financière d’une entreprise. Comment tu organises la gestion des stocks de matières premières et de créations ?
Quand je me suis installé, j’avais des petites créations et puis j’ai réalisé que ma clientèle venait me voir pour de la réparation et de la fabrication et pas pour mes créations donc pour mon stock.
J’ai compris que si je voulais du stock, il me fallait de tout pour contenter tous les clients, c’était impossible. J’ai fait le choix d’arrêter le stock qui me posait pas mal de problème.
Je crée sur commande et sur mesure. Les modèles que je présente sont des bijoux en argent, matière plus abordable au niveau du prix et pouvant servir de vitrine pour de futures réalisations de ces mêmes modèles en or. Sachant que si cela ne se vend pas, il suffit de les refondre pour retravailler la matière et en recréer d’autres.
L’or est travaillé sur mesure, à la commande. Je travaille aussi beaucoup l’or que m’apportent les clients (bijoux de succession, bijoux cassés, pièces de monnaie …). Le recyclage de bijou est très important, car les métaux précieux sont onéreux et le cours de l’or élevé. Cela permet alors au client d’avoir un bijou de création en or tout en ayant un prix abordable.
Récemment, on a commencé à m’interroger pour savoir si je n’avais pas de création. Je me suis dit que c’était peut-être le moment de développer à nouveau des créations avec mon apprenti. Tout gérer seul était compliqué, avec un apprenti, c’est possible. J’ai deux vitrines encore vides et je vais les remplir bientôt. J’ai aussi réalisé que ces créations sont de bonnes inspirations pour les clients.
Je pense que c’est important d’apprendre à écouter sa clientèle et d’adapter le stock en fonction de leur besoin.

En plus de ta production, tu proposes des ateliers avec Wecandoo depuis 2019. Pourquoi avoir fait ce choix ?
J’aime transmettre. Les ateliers Wecandoo permettent à une personne néophyte de venir lors d’un atelier découvrir une profession. Lors des ateliers, je fais de la pédagogie pour expliquer les manipulations techniques de mon métier artisanal. Cela permet aussi de démocratiser la profession. Les gens découvrent que c’est un métier technique, mais abordable. Tout le monde peut venir chez un artisan pour faire réparer ou créer un bijou et que n’existent pas seulement les grands ateliers parisiens les plus renommés.
Depuis 12 ans, je suis aussi formateur dans une école de bijouterie en Vendée. J’interviens un jour par semaine auprès des élèves, en atelier, pour transmettre et former de futurs joailliers. J’aime partager mes compétences et mes savoirs faire.
Comment tu gères la répartition entre ton temps de production, la préparation et l’animation d’ateliers ? Comment tu as trouvé ton équilibre ?
Les ateliers bague et boucles d’oreilles sont proposés en semaine en fin d’après-midi du mardi au vendredi. Et les ateliers alliances sont proposés certains samedis matin de manière assez exceptionnelle.
Proposer mes ateliers en fin de journée la semaine me permet d’être plus disponible pour mes proches le weekend. Le reste de mes journées est consacré à mon travail d’atelier pour mes clients. C’est en testant différents formats et horaires que j’ai pu trouver cet équilibre qui me convient bien pour le moment.

Aujourd’hui, tu as 23 ateliers complets dans les prochains mois et 19 places encore disponibles. Comment tu t’organises pour gérer ton calendrier ? Pour à la fois remplir tes ateliers et toujours avoir des places disponibles ?
La planification n’est pas toujours facile pour moi. Je me pose une fois de temps en temps pour planifier mes créneaux à l’avance. Ce sont quasiment toujours les mêmes. Je mets des dates d’ateliers pour les 2 ou 3 prochains mois.
Je sais qu’en semaine, je peux garder ces mêmes créneaux qui fonctionnent pour moi. Et comme ça, les participants ont du choix pour se positionner sur un atelier. Je propose les créneaux qui me conviennent. Wecandoo permet cette liberté.

Comment tu choisis les jours et les heures pour les créneaux de tes ateliers ? Certains créneaux marchent mieux que d’autres ? Est-ce qu’ils changent en fonction des formats d’ateliers ? Et est-ce que tu as aussi des créneaux récurrents ?
J’ai testé les ateliers en journée, mais j’ai un commerce avec un pignon sur rue et des clients. Je me suis rendu compte que ça me coupait dans mon activité de travail. Et puis j’avais parfois des clients qui venaient et me coupaient dans mes ateliers.
J’ai donc testé un autre horaire. Les créneaux de fin de journée et le samedi sont appréciés des clients parce que c’est sur leur temps libre. Les ateliers alliances (plus longs) sont positionnés le samedi, car je suis ce jour fermé ou ouvert à la clientèle uniquement sur rendez-vous. Il m’arrive aussi d’en proposer certains lundis quand je ne suis pas en cours.
Ces créneaux ont marché, je me suis dit que Wecandoo serait ma récréation du soir. Avec les ateliers en fin de journée, j’ai trouvé mon bon équilibre. Mes ateliers sont dans ma routine et je ne m’en lasse pas. Et d’un point de vue économique, Wecandoo me permet de payer le salaire de mon apprenti. Et les aides de l’état pour mon apprenti me permettent de payer une partie de l’URSAFF.

J’ai vu que tu utilisais la fonctionnalité “ateliers cumulables” qui permet d’animer deux ateliers différents sur un même créneau. Comment tu organises ces créneaux cumulables et quels sont les avantages pour toi ?
Oui je propose des ateliers cumulables, c’est-à-dire que je peux avoir un atelier bague et boucle d’oreille sur le même créneau. Ce n’est pas exactement les mêmes manipulations mais il y a des similitudes. Ce format permet d’être plus flexible et de remplir plus facilement mes créneaux.
Les ateliers cumulables, lorsqu’ils se déroulent, permettent aussi aux participants de découvrir un autre atelier que je propose et différent de celui qu’ils ont choisi et sont en train de réaliser. Parfois, ils ont envie de revenir pour faire l’autre atelier.
Un dernier mot/ conseil pour les artisans de la communauté ?
Je cite Zola « La passion est ce qui nous aide le plus à vivre » . Soyons passionnés car notre siècle en a besoin !
Retrouvez les ateliers de Béranger sur Wecandoo


