Hasan Haj, Chef cuisinier d’origine israélienne, s’est installé à Lyon il y a 7 ans pour faire des études à l’Institut Paul Bocuse. Puis, il a traversé la France pour enrichir ses compétences dans la cuisine et la culture gastronomique Française. Au fil des années, il a côtoyé des grands chefs comme Jean Sulpice et Gregory Stawowy. Puis, il a secondé des meilleurs ouvriers de France Alain Lecossec et Davy Tissot au sein de restaurant Saisons – 1 Etoile au guide Michelin.
Retrouver les ateliers de Hasan sur Wecandoo
Wecandoo : Hello Hasan ! Est-ce que tu peux nous raconter comment tu es devenu chef cuisiner ? Nous parler de ton parcours ? De ta formation à ce métier ?
Hasan : Je suis arrivé en France il y a 11 ans pour commencer une formation à l’institut Paul Bocuse à Lyon. J’étais diplômé en 2015. Tout de suite après avoir fini l’école, je suis parti travailler chez Jean Sulpice à val Thorens. À l’époque, c’était le restaurant étoilé le plus haut en altitude en Europe et puis je suis retourné à Lyon. J’ai travaillé dans des restaurants gastronomiques tels que le Suprême et La Mère Brazier.
Depuis 2020, je travaille à mon compte en tant que traiteur évènementiel. Je donne beaucoup de cours de cuisine, notamment sur le sujet de pâté croûte et j’ouvre bientôt un restaurant Bistronomie à Villefranche-sur-Saône.

Tu proposes des ateliers avec Wecandoo depuis 2020. Pourquoi avoir choisi de développer une offre d’atelier ? Quelle était ta motivation au début ?
J’aime beaucoup la transmission, et je trouve que la plate-forme Wecandoo est géniale pour transmettre mon savoir-faire. On partage les mêmes valeurs de bienveillance, transmissions et convivialité.

Tu es très actif sur les réseaux sociaux. Pourquoi c’est un canal de communication important pour toi ? Quels sont tes objectifs à travers cette communication ?
Pour moi, les réseaux sociaux sont un moyen très simple et facile à utiliser de communiquer avec ma communauté. Ça me permet de rester en contact avec mes clients actuels, des personnes ayant participé à un stage chez moi. Et c’est une vitrine pour montrer mon travail à des futurs clients.
Mon objectif est de partager les actualités de mon activité, mais aussi d’échanger et de transmettre mon savoir-faire. C’est pour ça qu’en plus d’alimenter mes réseaux sociaux professionnels, j’ai également créé une chaîne YouTube où je partage des astuces et des recettes comme un vrai cuisinier. La chaîne s’appelle show devant.

Tu communiques à la fois sur ton activité de production et sur tes ateliers. C’est chouette d’alterner ! Comment tu définis la nature et la fréquence de tes postes dans tes communications ?
J’essaye de poster le plus souvent possible, ce n’est pas évident avec un rythme de travail assez chargé, je suis content que mon public apprécie bien mon travail, et ça me donne plus de motivation pour continuer.
Est-ce que tu as l’impression que ça t’aide à attirer de nouveaux participants et peut-être à en fidéliser certains ?
Poster sur les réseaux, c’est sans doute un bon moyen pour attirer de nouveaux clients, voir des belles photos et lire des bons retours de clients, c’est rassurant.
Gérer des réseaux peut être très prenants. Combien de temps ça te prend par semaine et comment tu t’organises ?
J’essaye de gagner de temps en utilisant l’application « business suite », mais ce n’est pas toujours évident. Tous les mois, j’essaye de réserver une demi-journée pour planifier des postes à l’avance et monter des réels. Ça me permet de gagner de temps.
Quels conseils tu donnerais aux artisans qui ne pensent pas avoir le temps ou les compétences ? Des outils, astuces à partager ?

Souvent, on a l’impression que pour poster sur les réseaux, il faut avoir des super photos prises par un photographe professionnel ou des réels bien montés. En réalité, une simple photo sans filtre et sans montage peut mieux fonctionner qu’une photo super bien travaillée. Les photos et les stories marchent très bien, et j’ai remarqué que les réels marchent encore mieux.
Donc mon conseil est, ne perdez pas de temps à trop réfléchir et postez 🙂
Perso, j’utilise « business suite » et l’application InShot
Chaque mois, Wecandoo partage un calendrier de communication avec les temps fort et les opportunités pour la vente d’ateliers. Est-ce que tu t’en sers ? De quelle manière ?
Je pense qu’à certains moments, c’est très utile de suivre les dates proposées par Wecandoo, notamment pendant les périodes de fête. Ça permet de profiter de l’effet de levier pour que ces postes touchent un plus grand nombre de personnes. Perso, je regarde à chaque fois les dates proposées par wecandoo, et je poste si j’estime que les contenus et dates correspondent à mon public.
Peux-tu nous partager un défi que tu as traversé dans la gestion de tes réseaux sociaux ? Comment l’as-tu surmonté ? Quelles leçons en as-tu tiré ?

Le défi d’avoir mes premiers 1000 abonnés sur ma chaîne YouTube était sans doute le plus gros défi surmonté. C’était pour moi l’objectif ultime. Je pensais que je n’y arriverais jamais avant quelques années d’expérience et sans investir de matériel professionnel. Mais à ma surprise totale, et après juste un an d’existence, ma chaîne avait plus que 1000 abonnés avec des vidéos tournées avec un iPhone. Cette leçon m’a permis de comprendre que le contenu est plus important que le packing. Et que parfois, il vaut mieux se lancer et apprendre petit à petit de ses erreurs pour s’améliorer au fur et à mesure. Plutôt que d’essayer de vouloir sortir un produit parfait et ne pas avancer. Aujourd’hui, et après trois ans d’existence, ma chaîne de compte près de 8000 abonnés !
Tu as récemment participé au concours Néo, c’est super ! Comment as-tu eu cette opportunité ? Comment as-tu vécu ce moment ?
C’était une chouette expérience, je suis très content d’y avoir participé et très reconnaissant envers Wecandoo de m’avoir sollicité pour l’organisation de ce concours. Nous avions 3 participants amateurs qui ont réalisé des magnifiques pâtés en croûte. J’étais vraiment fier d’eux à la fin, et rassuré en même temps, car la fabrication d’un pâté en croûte n’est pas facile, mais tous les 3 ont réussi le défi. Nous avons passé un super moment de dégustation avec Edouard, et je serai ravi de participer sur une prochaine édition.

Un dernier mot / conseil pour les artisans de la communauté ?
Dernier conseil serait : lancez-vous !
Moi aussi, j’avais des doutes au départ, je ne pensais pas que les participants viendraient passer quatre heures de cours avec moi et aujourd’hui, je donne un cours presque toutes les semaines et ils sont souvent complets. Le produit parfait n’existe pas, commencer avec ce que vous avez. Et essayez de faire un peu plus et un peu mieux à chaque fois.
Et si vous êtes de passage à Lyon, n’hésitez pas à passer me voir pour discuter autour d’une bonne tranche de pâté en croûte 😉

Retrouvez les ateliers de Véronique sur Wecandoo


