Jeremie-artisan-maroquinier-strasbourg

Rencontre avec Jérémie, artisan maroquinier à Strasbourg

Ingénieur d’étude dans un laboratoire de recherche translationnelle en neurosciences pendant six ans, Jérémie emprunte un nouveau chemin aujourd’hui. Il se consacre maintenant à sa passion, le travail du cuir. Rencontre.

Wecandoo : Comment est arrivée cette créativité dans ta vie ?

Jérémie : J’ai découvert le cuir en tant que matière créative il y a une douzaine d’années lorsque ma mère travaillant à l’époque dans une grande entreprise américaine de mobilier de bureau, avait récupéré une caisse de chutes de cuir. J’ai commencé par essayer de faire un porte-monnaie et de fil en aiguille, j’ai toujours voulu m’améliorer et apprendre de nouvelles techniques.

Comment as-tu appris ce métier d’artisan maroquinier ? Quel est ton parcours ?

J’ai appris de mes erreurs lors de mes créations, elles m’ont enseigné la rigueur et l’exigence nécessaire à la réalisation d’articles de grande qualité. J’ai également suivi des cours auprès d’un artisan anglais. Je vais poursuivre une formation approfondie et passer un diplôme dans une grande école française de maroquinerie.

Tu utilises les techniques traditionnelles de la maroquinerie, pourquoi celles-ci plus qu’une autre ?

J’ai toujours privilégié la qualité à la quantité. Je pense qu’il est préférable, surtout dans le monde actuel, de posséder un objet de grande qualité et durable auquel on tient plutôt qu’une multitude d’objets sans intérêt.

Plus qu’un désir de conservation de la tradition artisanale, le point sellier est un gage de qualité, bien plus résistant que la couture à la machine. La plupart de mes produits sont fabriqués sur demande, le client choisi le cuir et la couleur du fil de lin selon ses goûts. 

Comment choisis-tu les matières ? Quel rapport as-tu avec la matière ?

Je cherche à travailler avec des matières de premier choix et si possible produites localement. Pour le moment la majorité des peaux que j’utilise sont produites dans deux tanneries Alsaciennes qui travaillent pour les plus grandes maisons de maroquinerie. Je sélectionne directement sur place les cuirs qui correspondent à mes projets. C’est un privilège mais surtout un plaisir d’avoir accès à une tannerie : c’est toute une expérience de couleurs, de textures mais le plus marquant c’est l’odeur bien caractéristique.

À quel savoir-faire souhaiterais-tu t’initier sur Wecandoo ?

J’ai toujours eu un intérêt particulier pour le travail du bois et également des métaux. Apprendre à forger mes outils (couteaux, alênes..) serait un vrai plaisir.

Plus d'articles
Rencontre avec Tom & Co, brasseurs de Bières à Lyon